Immobilier en Ile-de-France : l’écart se creuse entre Paris et les autres départements.

Les notaires du Grand Paris ont publié leur note de conjoncture immobilière pour les volumes et prix pour la période s’étendant de mars à fin mai.

Plusieurs informations importantes sont à retenir :

  • Forte hausse des volumes de vente en 1 an (40 950 logements anciens vendus) : cette évolution fait monter le niveau des volumes de ventes à un niveau proche de celui de 2019 (41 250 ventes). Sur un temps plus long, la dynamique est même supérieure de 20% à celle de la moyenne pour la même période ces 10 dernières années.
  • Si l’on cherchait une donnée montrant l’impact du confinement, la voici : entre avril 2020 et avril 2021, le marché a connu une hausse de 224% des volumes de ventes.
  • La tendance dans les courbes fait état depuis quelques temps maintenant d’une disjonction entre Paris et la Petite et la Grande Couronnes. Mais celle-ci existe également entre les deux Couronnes : « Par rapport à 2019, les volumes de ventes de la période mars-mai 2021 sont en baisse de 4 à 5% à Paris et en Petite Couronne alors qu’ils sont en hausse de 4% en Grande Couronne. »
  • Côté prix, la stabilité est de mise à Paris tandis que les hausses sont toujours présentes en Petite et Grande Couronnes et pourraient même s’accélérer pendant l’été : En mai 2021, le prix des appartements parisiens s’établit à 10 590 € le m², soit quasiment le prix de mai 2020, et pourrait atteindre 10 740 € le m² en septembre 2021 dans la Capitale, en hausse de 1,1% en 3 mois et stable sur un an (-0,4%).
  • En Ile-de-France de mai 2020 à mai 2021, les prix des logements ont augmenté de 3% et cette hausse concerne tous les marchés. Et ce n’est pas terminé, puisque les indicateurs avancés des avants-contrats font état pour septembre de hausses pour les appartements de 5,7% et de 5,4% pour les maisons, tandis qu’en Grande Couronne, les hausses seraient de 6,5% pour les appartements et de 7,7% pour les maisons.

Les notaires, pour expliquer ces tendances bénéficiant aux départements plus éloignés d’Ile-de-France avancent le facteur de la recherche par les ménages franciliens de davantage d’espace. Une tendance qui ne fait que se confirmer depuis un an.

La note complète avec synthèse des chiffres est disponible ici.

Par Simon Brenot
pour le Village des notaires

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