[Edito] Jean-François Humbert : « Solidarité, entraide et bienveillance »

Le Président honoraire du Conseil Supérieur du Notariat nous faisait l’honneur, il y a quelques semaines, de rédiger l’édito du Journal du Village des Notaires. L’occasion d’évoquer avec nous le rôle des notaires dans la société et leurs relations avec les associations et fondations, au soutien des plus démunis et pour une plus grande cohésion sociale.

Jean-François Humbert :

Par la voix de leur président, les notaires ont récemment réaffirmé leur rôle dans la société au-delà de celui traditionnel de rédacteur de conventions, soulignant leur « mission d’accompagner avec humanité et discrétion », et celle « d’agir pour la paix au cœur de la société ». Nous ne vivons pas isolés et solitaires, soucieux de nos seuls intérêts, mais nous sommes tous membres d’une société au sein de laquelle la solidarité, l’entraide et la bienveillance sont essentielles pour garantir l’épanouissement de chacun.

Et c’est bien pour y contribuer qu’associations et fondations œuvrent au quotidien, au soutien des plus démunis, de ceux frappés par le besoin d’être secourus et aidés. Pour cette raison les notaires ont toujours entretenu d’étroites relations avec le monde associatif. Parce que le soutien relève aussi de leur mission, parce que l’assistance est l’objet des fondations. Compte tenu de la confiance entretenue entre les notaires et leurs clients, ces derniers les interrogent fréquemment afin de mieux connaitre l’action des différentes associations. Les dons et les legs sont consentis à celles dont l’objet rencontre l’adhésion de nos clients. Encore faut-il les présenter avec pertinence.

Ce besoin d’unir collectivement nos forces et nos initiatives pour rendre plus efficace la réalisation d’œuvres d’intérêt général a été souligné, voici quelques mois en février 2020, par les députés Sarah El Haïry et Naïma Moutchou qui ont remis un rapport sur les voies à explorer afin de développer la philanthropie à la française. Ce sont déjà plus de 20 millions de bénévoles, soutenus par plus de 5 millions de français donateurs chaque année, qui par leurs activités permettent de contribuer à ce que les rapporteurs qualifient de « ciment social et sociétal ». 35 propositions ont été formulées aux termes de ce rapport afin de simplifier et clarifier le cadre juridique de ces structures de bienfaisance, de faciliter la « générosité du quotidien » en répondant par exemple à la légitime préoccupation de veiller à l’utilité des dons, et d’ouvrir les sources de financement.

Répondre aux besoins de nos contemporains les plus vulnérables, mais aussi partager, sont des préoccupations de tous temps. Sont apparues dans le passé les coopératives, les caisses d’épargne, l’État providence. Les associations et les fondations occupent également une place centrale dans la recherche d’une plus grande cohésion sociale.

Jean-François Humbert,
Président honoraire du Conseil Supérieur du Notariat

A lire également, l’article de Jordan Belgrave, Quelle place pour l’immobilier dans les legs et donations ?, Journal du Village des notaires n°89, p. 25.

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