Parution du Journal du Village des notaires n°54.

Chers lecteurs,
Comment accueillir le changement ? Voilà la question qui semble agiter l’intégralité de cette édition estivale du Journal du Village des Notaires. Que ce soit pour le notariat, les associations ou encore les généalogistes, les projets de réforme taraudent toutes les professions. Deux visions s’opposent alors.

En caricaturant, on distingue les révolutionnaires et les conservateurs. Pour les uns, tout se passe comme si le changement était en soi un évènement positif et comme si toute institution réticente à embrasser la frénésie de l’époque était condamnée à un archaïsme maussade. Pour les autres, à vouloir changer pour changer, on oublie trop souvent que la pérennité des bases solides garantit la stabilité et la sécurité juridique. Au final, on en vient à croire que l’équation se résout par une aporie, si l’on considère que le paradoxe de la stabilité est qu’il faut parfois se plier au changement pour rester soi-même.

Mais cessons là le maniement des concepts. Pour les associations tout cela se traduit très pratiquement sur le terrain par une transformation raciale du paysage associatif sous l’effet du développement de l’économie sociale et solidaire. En quelques années, les secteurs basés essentiellement sur le bénévolat et le caractère non lucratif des structures s’est professionnalisé et est devenu une part conséquente de l’économie nationale. (« Les emplois et le milieu associatif : connaissance sur l’évolution dans le milieu », p.18).

Côté notariat, on accueille le changement avec plus de précaution. Pourtant, les nouvelles technologies et la concurrence des métiers du droit forcent la profession à se repenser constamment si elle veut pouvoir conserver son identité (« Interview de Jean-Marie Delperier Rapporteur Général du 111ème Congrès des notaires », p.4 et « Le cloud computing : une aide précieuse pour les études notariales », p.10). Les généalogistes, partenaires privilégiés des notaires, sont également confrontés à ces questions s’ils veulent pouvoir réinventer leur modèle économique dans une société en mouvement (« Généalogiste : une profession en mouvement », p.14).

Bonne lecture et bonnes vacances !

Sarah-Louise Gervais

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