Les notaires dressent un état des lieux du marché immobilier pour 2013.

Le Conseil supérieur du notariat a confirmé, à l’occasion de la conférence de presse immobilière nationale du 4 avril 2013, la tendance à la baisse du marché immobilier.

Sur le volume

L’année 2012 est marquée par une baisse significative du nombre de ventes de logements anciens.
Un total de 709 000 opérations a été enregistré au cours de l’année précédente, 128 300 en Ile de France et 580 700 pour la province. Sur un an, ce volume représente une baisse de 12% des transactions. Seuls cinq départements ont connu une évolution positive : la Corrèze, la Lozère, la Côte d’Or, la Haute Saône et le Jura.

C’est le troisième trimestre 2012 qui a connu la plus forte baisse, 21%, et ceci tant pour l’île de France que pour la Province. Au 4ème trimestre, le recul sur un an s’atténue (10%).

Sur les indices

Concernant les appartements anciens, sur un an, l’évolution des prix est de -1,3% en France. Cette baisse est nettement plus profonde en province (-1,9%) qu’en Ile de France (-0,6%). Fin décembre 2012, à Paris, le prix au mètre carré d’un appartement s’élevait à 8 270 euros le mètre carré, ce qui correspond à une baisse de 2% sur trois mois. Le Limousin est la région dont le prix au mètre carré est le plus faible (1 280 euros) mais qui a malgré tout connu l’évolution la plus forte (2,7%). A l’inverse, la région de Bourgogne est celle qui a connu la plus forte baisse (-3,8%).

Pour les maisons anciennes, l’évolution des prix est de -2,1% en France. La province est une nouvelle fois la plus touchée avec une baisse de -2,4% alors qu’elle est de -1% en Ile de France. Celle-ci reste la plus chère avec une moyenne de 306 500 euros alors que le Limousin détient les maisons dont les prix sont les plus faibles (106 000 euros). L’île de Beauté est la région qui a vu ses prix connaître la plus forte baisse (-8,0%).

Caractéristiques des acquéreurs

Le pourcentage des transactions réalisées par des acquéreurs de moins 30 ans a encore baissé de 2012. Leur part représente 15,8% de l’ensemble des opérations. Ce chiffre ne cesse de diminuer depuis 2009 alors que la proportion des moins de 30 ans dans la population adulte est stable. Cette tendance s’explique notamment par la suppression du prêt à taux zéro.

A l’inverse, le pourcentage des transactions réalisées par des acquéreurs de 60 ans et plus a fortement progressé. Leur part représente 16,9% de l’ensemble des opérations soit une augmentation de plus de 4,5% en 2 ans.

La proportion des transactions réalisées par des acquéreurs de nationalité étrangère est stable depuis plusieurs années. Elle s’élève à 5,6% en 2012. Ce chiffre se hisse à 7,4% à Paris dont 21% d’italiens. Ils achètent plus particulièrement à Paris et en Dordogne. Au contraire, la part des vendeurs a fortement augmenté et se situe désormais à 4,9%.

2012 : une année de rupture de dynamique

Dans le neuf, le dispositif Scellier seconde version n’a pas rencontré le succès espéré et il faudra attendre au minimum un an de voir les effets sur le marché de la loi Duflot.
En ce qui concerne l’ancien, les investisseurs craignent un éventuel durcissement de l’encadrement des loyers tandis que pour les accédants à la propriété, le taux zéro n’existe plus et le recul des prix n’a été sensible que sur les biens de moindre qualité.

Vers un rééquilibrage du marché immobilier ?

Les vendeurs et acheteurs adoptent un comportement attentiste en raison de l’état général de l’économie et de ses perspectives à court terme.
Toutefois, les taux d’intérêt ne resteront pas longtemps aussi bas. Par conséquent, les vendeurs doivent ajuster leurs prix à la solvabilité des vendeurs.

Rédaction du Village des Notaires
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