Imprimer, copier, scanner : quel matériel pour quel usage ?

Imprimantes multifonctions ou machines séparées ?

Aujourd’hui, les grandes marques de périphériques informatiques ont réussi le pari de réunir dans un seul appareil des prestations de haute qualité pour la numérisation comme pour l’impression. Cela leur permet de proposer des appareils multifonctions qui font office avec la même efficacité de : scanner, imprimante, fax, copieur.

Les avantages d’un tel choix :

- Bien que plus cher qu’une imprimante monofonction, ce type d’appareil coûte moins que l’achat des machines séparément ;


- Moins de câbles d’alimentation et de connectique ;


- Moins de place pour l’ensemble de ces appareils ;

Les limites :

- Si une panne générale se produit, c’est l’ensemble des fonctions qui est indisponible. Pour remédier à cela, certaines extensions de garantie proposent l’échange durant le temps de la réparation.

- Certains modèles ne permettent pas d’effectuer deux opérations en même temps.

Jet d’encre ou laser ?

Les imprimantes laser utilisent le même principe de fonctionnement que les photocopieuses, où la cartouche d’encre est remplie d’une poudre qui est cuite sur la feuille de papier. Cette technologie leur a toujours assuré une vitesse d’exécution et un coût à la page inférieure aux imprimantes dites ’jet d’encre’. Ces qualités sont toujours d’actualité, puisqu’une impression laser est jusqu’à trois fois moins chère et deux fois plus rapide. Désormais, il devient plus facile de s’en faire une idée car les fabricants sont de plus en plus nombreux à indiquer le coût d’impression à la page (lequel prix se réfère par défaut aux textes en noir et blanc). Les imprimantes laser ont par contre été longtemps plus onéreuses à l’achat. Si c’est toujours le cas pour les modèles monofonction, les multifonctions de milieu de gamme se trouvent actuellement au même prix pour les deux technologies.

Il existe aujourd’hui une raison majeure de continuer à privilégier les jets d’encre, ce sont les impressions de photos. La technologie laser ne parvient pas en effet à égaler dans ce domaine les performances des jets d’encre. Accompagnées du bon papier support, celles-ci peuvent être de vraies laboratoires de développement photo.

Quelle résolution ?

La résolution est quantifiée en ppp (points par pouce) ou en dpi (son équivalent anglo-saxon). Une imprimante multifonctions propose deux types de résolution : en flux sortant, pour l’impression, et en flux entrant, pour la numérisation. Pour impressionnantes qu’elles soient (4800, 9600,...), les résolutions d’impression des modèles ’jets d’encre’ n’ont d’intérêt que pour l’impression des photos.

Pour un usage ordinaire, elles sont l’équivalent, dans le monde de l’impression, de la dizaine de millions de pixels que promettent les nouveaux appareils photo : vous n’y verrez aucune différence. Pour sortir des documents du type textes, graphiques, schémas, cartos, des résolutions de 1200*600 sont parfaitement suffisantes. D’autant que la qualité de l’impression photo dépend en fait d’autres éléments techniques : le dosage des couleurs, le nombre de cartouches, la qualité du papier,... 


Pour la numérisation, les chiffres peuvent également augmenter de manière inflationniste, mais une résolution de 300 dpi est suffisante pour la quasi-totalité des documents. Les constructeurs proposent d’ailleurs habituellement plusieurs degrés de résolution selon le type de document à imprimer : type brouillon, qualité normale, qualité supérieur, ou résolution spéciale photo ; il convient donc de choisir selon les finalités d’usage. Par exemple, pour une numérisation de photos en vue d’imprimer en taille initiale ou en agrandissement, des résolutions d’au moins 600 ppp sont indispensables.

Il faut toutefois garder à l’esprit que les valeurs annoncées sont souvent de type « interpolé » et non « optique », ce qui signifie que des pixels intermédiaires sont placés entre des pixels réels en calculant la moyenne des couleurs des pixels alentours.

Se donner les moyens de la mise en réseau


Investir dans un appareil de qualité est d’autant plus intéressant que vous en faites un outil collectif, connecté à tous les ordinateurs. Il existe différentes possibilités techniques pour cela :

- un port Ethernet présent sur l’appareil permet de le relier au réseau de votre entreprise. L’imprimante laser s’adapte alors aux besoins et gère parfaitement les demandes d’impression, même simultanées. Il n’est besoin pour cela que de rajouter une connexion filaire pour tous les postes. De manière générale, la connectique n’est que très rarement fourni par le constructeur de l’imprimante.


- Un système sans-fil (wifi ou bluetooth) qui a l’avantage de faire disparaître les fils, mais qui se traduit invariablement par un surcoût non négligeable. D’autant que chaque poste doit alors être équipé d’un système équivalent (clef wifi,...)pour garantir la communication.

Attention : une machine collective est bruyante plus fréquemment, il est important d’en tenir compte dans la place qu’elle prend dans la pièce.

Choisir un modèle autonome

Une imprimante multifonctions sera d’autant plus facile d’utilisation qu’elle possède un écran LCD tactile ou accompagné d’un clavier. C’est la condition fondamentale pour s’en servir sans passer par les ordinateurs (lorsque ceux-ci sont éteints par exemple). Vous pouvez alors faxer, scanner, copier en direct. Certains modèles proposent même le chargement des photos, grâce à des lecteurs de cartes mémoire, et leur visualisation sur l’écran. 



Les détails qui comptent :

- Privilégiez les appareils séparant les cartouches pour n’avoir à changer que la cartouche épuisée.

- Pensez au chargeur de documents, qui vous évite d’avoir à les poser un à un sur la vitre.


- Les vitesses d’impression indiquées sont bien sûr un bon critère de différenciation, mais elles sont souvent surestimées, notamment pour la première sortie incluant le temps de chauffe. 


- Les modes ’recto-verso’ sont utiles pour : la taille de vos dossiers, le budget papier, l’environnement.

- Pour le papier, l’impression de photos requière une épaisseur supérieure aux feuilles classiques, mais sans excès (180 g/m² est un bon repère). Soyez attentifs aux différentes qualités de papier, qui donnent des résultats différents : brillant, mat, couché, satiné ou glacé. A vous de savoir l’effet qui vous convient le mieux.

Imprimer en grand format



Pour des usages spécifiques comme l’impression de documents d’urbanisme, les fabricants d’imprimantes ont créé des gammes spécifiques d’imprimantes, qui deviennent abordables. Ceux-ci permettent de sortir des documents à partir du A3 jusqu’au A0, ce qui couvre l’ensemble des besoins classiques pour les impressions techniques de type SIG.

Cet article a été publié dans le numéro 29 du Journal du Village des Notaires.

Jordan Belgrave
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