Immobilier en Ile-de-France : la palme revient aux maisons.

Le 7 septembre, les notaires du Grand Paris ont publié leur note de conjoncture immobilière pour le période allant de mai à juillet 2021.

Plusieurs informations importantes sont à retenir :

  • 51 610 logements anciens ont été vendus en Ile-de-France de mai à juillet 2021. C’est 14% de plus qu’à la même période il y a un an
  • L’activité a été plus dynamique pour les maisons (+21%), qui bénéficient d’une forte demande, que pour les appartements (+11% en un an). Les notaires notent également un meilleur dynamisme des ventes dans Paris (+22%), ce qui est assez remarquable par-rapport aux notes précédentes.
  • Les hausses de prix varient beaucoup selon les zones de l’ile de France et les types de biens : En un an, les prix des logements ont augmenté de 3,9%. La hausse des prix reste plus forte pour les maisons (+6,7%), que pour les appartements (+2,7%). À Paris, le prix devrait continuer d’osciller dans les prochains mois entre 10 600 et 10 800 € le m², avec un pic en novembre de 10 780 € le m2. Cela correspondrait à une hausse trimestrielle (+ 0,4 %) mais à une légère érosion sur un an (- 0,7 %). Entre les appartements et les maisons, selon que l’on se trouve en Petite ou Grande Couronne, les évolutions de prix se différencient : + 2,7% en Petite Couronne en novembre 2021 pour les appartements, mais + 5% en Grande Couronne. Ce sont les maisons qui connaîtraient la plus forte hausse, avec la pression de la demande : les 8 % de hausse pourraient être dépassés en Grande Couronne ; + 6 % en Petite Couronne.

La note s’accompagne d’un focus sur l’impact de la crise sanitaire sur l’évolution des volumes de ventes dans les zones rurales franciliennes. En lien avec les chiffres précédemment évoqués, cette analyse confirme l’attrait grandissant pour les maisons en zone rurale : la demande s’est en effet « partiellement réorientée vers la périphérie des agglomérations, avec des besoins accrus d’espace et de verdure ». Alors que ce territoire couvre 60% de la superficie de la région Ile-de-France, mais n’abrite que 6% des franciliens (sur 12 millions d’habitants), il draine désormais 20% des ventes de maisons (contre 17 % depuis le début des années 2000) en présentant des surfaces plus confortables, avec des jardins. Les volumes ont ainsi augmenté de 14% dans les zones rurales alors qu’ils ont perdu 2% en zone urbaine et 3% en zone périurbaine.

La note complète avec synthèse des chiffres est disponible ici.

Simon Brenot
Rédaction du Village des notaires

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