Etat du marché immobilier : la tendance à la baisse des prix se confirme

État des des lieux du marché immobilier à la fin du deuxième trimestre 2014.

Le marché de l’ancien

Les prix :

Au niveau national, l’indice Notaires-INSEE du deuxième trimestre 2014 indique une baisse des prix des logements anciens de 1,3% sur un an, contre 1,9% au premier trimestre. Le rythme de baisse ralentit : les prix sont stables par rapport au trimestre précédent, avec des appartements en baisse et des maisons en hausse.

En Île-de-France, le rythme de la baisse annuelle évolue peu par rapport au trimestre précédent (2% contre 2,1%), avec un recul plus fort pour les maisons (-3,3%) que pour les appartements (-1,4%).

En province, le recul des prix marque au contraire un net ralentissement : -0,9% au lieu de -1,8% au premier trimestre. Sur un trimestre, en effet, les prix augmentent faiblement (+0,1%), tirés par ceux des maisons.

S’agissant des prix médians des transactions en province, l’évolution sur un an confirme cette tendance baissière, mais dans un marché à deux vitesses :

- dans les cinq grandes villes de province (Marseille, Lyon, Toulouse, Nice et Nantes), le marché résiste mieux qu’ailleurs, avec des prix stables ou en légère hausse. Seule exception, le marché des maisons anciennes dans l’agglomération de Nice dont les prix diminuent de 2,7% sur un an ;

- dans les autres villes et agglomération, comme au niveau des départements, les prix diminuent dans plus de 50% des cas.

En Ile-de-France, les nouveaux indicateurs avancés pour l’ensemble de la région laissent anticiper des prix de vente d’appartements comme de maisons quasi stables à l’été 2014. La tendance est sensiblement la même en province.

En synthèse, la tendance à la baisse se confirme, et ce un peu plus nettement en Ile-de-France qu’en province. La baisse cumulée de l’indice national atteint 4,4% depuis le point haut du troisième trimestre 2011. Malgré la faiblesse de l’inflation, cela correspond à un recul de 7,5% en termes réels. Les contrastes locaux sont forts, selon la localisation et le type de marché (résidence principale, secondaire ou investissement locatif). Cela peut parfois provoquer un décalage entre les résultats statistiques et le sentiment des acteurs locaux, car les marchés peu actifs sont faiblement représentés dans les résultats agrégés, surtout si les prix y sont bas.

En volume

A fin juin 2014, le nombre de transactions réalisées au cours des douze derniers mois écoulés est estimé à 735 000 en France métropolitaine, en hausse de 9% sur un an. La hausse des volumes marque une pause qui s’explique notamment par la mise en œuvre des dispositions de la loi ALUR afférentes aux ventes immobilières.
En Ile-de-France, le volume des ventes stagne à un niveau bas, avec néanmoins une progression sur un an de 2% (5% pour les appartements et 1% pour les maisons), qui atteint 12% pour les appartements de la capitale.

D’une façon générale, les notaires constatent, notamment au regard du nombre d’annonces figurant sur le site immobilier.notaires, que sur l’ensemble du territoire, le nombre de biens proposés à la vente est en hausse et les délais de vente s’allongent très nettement.

Le marché du neuf

Selon la base de données Sit@del2 (extrait de la note n°560 de septembre 2014 du CGDD3), « Sur les trois derniers mois par rapport aux trois mois précédents, le nombre de logements autorisés en données CVS lissées augmente de 2,3%. Le nombre de logements mis en chantier diminue de 0,8%. » Le nombre des autorisations délivrées au cours des douze derniers mois (de septembre 2013 à août 2014) diminue sur un an de 13,9% et celui des mises en chantier de 11,6% pour s’établir à 303 218 unités. L’individuel pur est en recul de 18,3%.

L’évolution des ventes de maisons individuelles en diffus est moins négative : selon Markémétron (extrait de la note de juillet 2014), «  Sur les douze derniers mois, les ventes brutes de maisons individuelles en diffus s’élèveraient à environ 102 300 unités et seraient en baisse d’environ -8% par rapport aux 12 mois précédents. Sur les trois derniers mois, on enregistre également une chute des ventes de maisons de - 8% environ par rapport aux trois mois correspondants de 2013. ».

Selon l’enquête ECLN du CGDD (extraits de la note n°550 d’août 2014) sur le marché de la promotion immobilière, « Au deuxième trimestre 2014, les ventes de logements neufs diminuent de 12,1 % par rapport au deuxième trimestre de l’année 2013 : - 10,9% dans le collectif et - 23,2% dans l’individuel. Afin de contenir les stocks élevés dans ce contexte de faible niveau des ventes, le nombre de logements mis en vente est toujours en baisse (- 22,4 %). Ainsi, le niveau de l’encours des logements proposés à la vente en fin de trimestre se stabilise depuis un an autour de 104 000 logements. Par ailleurs, les annulations se maintiennent à des niveaux élevés, supérieurs de 15,3 % à ceux observés l’an passé. Près de 2 000 logements ont ainsi été annulés soit l’équivalent de 10 % des réservations. Le prix de vente moyen au mètre carré des appartements est supérieur à son niveau de 2013 dans plus de la moitié des régions de France métropolitaine. La baisse des prix dans les dix autres régions compense cette hausse, les prix restant globalement stables dans l’hexagone (-1 %). ». Faute d’écouler leurs programmes, nombre de petits promoteurs sont contraints de céder leurs permis.

Partager cet article sur vos réseaux sociaux :