Drouot, lieu incontournable du marché de l’art.

Le régime des ventes aux enchères publiques en France, depuis la réforme de juillet 2000, distingue deux types de ventes soumises à des régimes juridiques différents : les ventes volontaires, issues de la libre décision d’une personne de vendre tout ou partie de ses biens, et les ventes judiciaires, prescrites par la loi ou par une décision de justice. Un haut niveau de sécurité des transactions est garanti par le législateur dans ces deux types de ventes auxquelles s’applique également une garantie concernant l’authenticité des objets vendus pendant 10 ans à compter de l’adjudication ou de la prisée. Le commissaire-priseur français est également compétent pour réaliser des prisées (estimations) et inventaires dans le cadre d’une succession, d’un partage, d’un divorce ou d’une tutelle, ainsi que des inventaires en vue d’assurance.

Au coeur du système français des ventes aux enchères, DROUOT occupe une place incontournable

Drouot est la plus ancienne institution de ventes aux enchères publiques au monde. Réservoir inépuisable de tableaux, meubles et objets d’art ou usuels de toutes époques, de tous styles et de toutes valeurs, Drouot est un musée éphémère ouvert à tous. Avec un produit de vente historique de plus de 500 millions ? en 2006 à Paris, en progression de 18% par rapport à 2005, DROUOT réalise près de 60% des ventes publiques d’oeuvres d’art à Paris. En 2006, 231 enchères ont dépassé 150 000 ? , dont 19 supérieures à 1 million ? , notamment pour les arts primitifs, les arts décoratifs du XXe siècle, la photographie, les bijoux... L’année 2007 devrait connaître une tendance identique, avec de nombreuses enchères millionnaires et des records dans différentes spécialités, notamment les tableaux modernes et contemporains, les arts asiatiques, les tableaux orientalistes ou encore l’archéologie.

DROUOT est l’un des acteurs les plus dynamiques du marché de l’art européen avec près de 800 000 objets vendus chaque année dans 3 000 ventes par 107 commissaires-priseurs, et ce dans plus de 100 spécialités. Des collections célèbres y sont régulièrement dispersées. Parmi les plus récentes, rappelons celles de Dora Maar, la Callas et la princesse Soraya, la vente « André Breton, rue Fontaine » en avril 2003, les collections Vérité d’art africain en juin 2006 et Brassaï en septembre 2006, ou encore les tableaux d’Alain Delon en octobre dernier.

Drouot, une entreprise moderne et un modèle économique performant

Pour répondre au défi de l’ouverture du marché de l’art français en 2002, les commissaires-priseurs de Drouot se sont fédérés autour d’un projet commun visant à garder le contrôle de leur outil de travail et favoriser le développement indépendant de leur entreprise. Ils ont créé Drouot-Holding, dont le capital est détenu à 100% par la société anonyme « Drouot Patrimoine ». Drouot-Holding gère quatre lieux de ventes : l’hôtel Drouot avec ses seize salles d’expositions et de ventes, Drouot Montaigne pour les ventes de prestige et les événements culturels, Drouot Nord pour les ventes courantes, et la Plaine Saint-Denis pour les voitures d’occasion. Les commissaires-priseurs de Drouot sont à la fois actionnaires de Drouot-Holding et utilisateurs des infrastructures gérées par elle, notamment à travers les locations de salles et les services de Drouot auxquels ils font appel pour l’organisation de leurs ventes (service technique, comptabilité, presse et communication, catalogues, contrôle des métaux précieux...)

Drouot-Holding détient aussi un important pôle presse - constitué de deux journaux spécialisés : la Gazette de l’Hôtel Drouot et le Moniteur des Ventes - ainsi que des services performants : Drouot-Estimations, service d’estimations gratuites, et Drouot-Formation, qui dispense des cours et des conférences destinés au public et aux professionnels. 2 000 personnes travaillent directement avec les hôtels des ventes de Drouot (experts, commissionnaires de l’UCHV, transporteurs, imprimeurs, photographes, restaurateurs d’objets d’art...), générant autant de revenus induits par l’activité de Drouot.

En 2002, plusieurs réformes stratégiques ont été engagées par Drouot, notamment pour améliorer les services à la clientèle, rationaliser la gestion des hôtels des ventes et moderniser La Gazette de l’hôtel Drouot. Véritable magazine d’art, ouvrage de référence du marché et des ventes publiques en France, la Gazette constitue un formidable outil de diffusion de l’information et un des atouts majeurs de la marque Drouot. Le pôle Internet s’est développé lui aussi autour du site www.drouot.com. Une nouvelle politique de communication a également été mise en place depuis 2002, pour valoriser la marque Drouot autour de ses deux facettes complémentaires : un musée éphémère ouvert à tous, véritable « temple de la découverte », et une entreprise performante dans l’organisation de grandes dispersions internationales, d’événements médiatiques, et de rendez-vous mondains.

Drouot souhaite rendre à la France, et à Paris en particulier, une place au centre du marché mondial de l’art

En répondant aux enjeux du marché de l’art mondial de plus en plus concurrentiel, l’entreprise DROUOT a démontré la pertinence du modèle original qu’elle propose aux collectionneurs et aux professionnels de l’art : un service sur mesure assuré par des maisons de ventes à taille humaine, la synergie avec un réseau d’experts indépendants et l’appui logistique de la holding Drouot et de ses services. Ce modèle, commercialement efficace et économiquement rentable, allié à la fréquentation sans égale de l’hôtel Drouot et à une offre de marchandises unique au monde, constitue à la fois une originalité et aussi un atout essentiel pour renforcer la confiance des vendeurs et des acheteurs.

Aujourd’hui, l’urgence est de réduire les handicaps qui pénalisent le marché de l’art français, et notamment Drouot, dans la compétition internationale. L’engagement de la Ministre de la Culture, Christine Albanel, et, à travers elle, du Président de la République et du Gouvernement, à faire du redressement et de la compétitivité du marché de l’art français l’une de ses priorités constitue une grande satisfaction pour les professionnels parisiens. Drouot compte beaucoup sur cette chance historique de rendre à la France, et à Paris en particulier, la place et le rayonnement qu’ils méritent, au centre de l’économie mondiale de l’art.

Virginie BURNET-BOGATY
Responsable de la communication

Paru dans "La Revue des Notaires"

Partager cet article sur vos réseaux sociaux :