Débarrasser un appartement dans de bonnes conditions, par Alain Le Pors

Les solutions modernes et adaptées ne manquent pas. Hors les formalités légales, une succession pose souvent des problèmes pratiques non négligeables aux héritiers qui, souvent, sollicitent le conseil du notaire. C’es le cas de la libération d’un appartement loué par le défunt et encombré de meubles et d’objets qui retracent l’histoire de toute une vie. Comment procéder lorsque les aspects matériels de ce déménagement apparaissent insurmontables par manque de bras et de véhicule, de volume de stockage aussi en attendant de pouvoir effectuer un partage éventuel ou une vente bien organisée ?

Distinguons deux cas de figure. La première sera celle d’un appartement dont les objets de valeur ou chargés de souvenirs ont déjà été répartis entre les héritiers sous l’ ?il attentif du notaire et du commissaire priseur. Il suffira alors de faire appel à l’une des nombreuses sociétés spécialisées qui se chargera de vider entièrement ce qui subsistera dans les lieux. Les clefs pourront être remises au bailleur après rédaction de l’état des lieux et l’affaire sera réglée. Il conviendra dans ce cas de demander un devis aux entreprises sélectionnées. Après visite, le devis tiendra compte de la qualité des objets à débarrasser. Soit ils représentent une valeur marchande qui peut justifier la gratuité de l’intervention soit la valeur de récupération est insuffisante et le débarras sera payant. Pour ce genre d’opération, il convient aussi du sérieux de l’entreprise sollicitée quant aux délais et au respect des règlements en matière d’environnement et de recyclage. Il n’est pas rare, en effet, de trouver des les domiciles privés des produits toxiques dont la destruction doit répondre à des normes sévères.

Second cas de figure, les héritiers souhaitent prendre leur temps pour effectuer la répartition des objets et meubles. Ce délai parfois nécessaire ne devant pas retarder la libération des lieux, il est possible de faire un tri après inventaire et d’entreposer le contenu sélectionné dans un lieu de stockage provisoire. Les structures de stockage modulaires sont de plus en plus nombreuses. Elles permettent d’entreposer dans un volume clos, adapté à la taille des objets et accessible en permanence par un code d’accès et pour un temps donné. Les tarifs de cette formule de « self-stockage » sont en général très compétitifs. Cette solution permet de préserver l’intégrité des objets entreposés. Le reste du contenu de l’habitation pourra être enlevé par une entreprise spécialisée évoquée plus haut.

Les témoignages des utilisateurs de cette formule sont en général positifs : "Il y a un an et demi, j’ai dû vider la maison de mes parents. Tout un programme ! A la même époque, j’étais en plein divorce et je devais rénover ma nouvelle habitation. le Self Stockage m’a offert la solution appropriée. Les employés sont ouverts, discrets et prêtent beaucoup d’attention au service et au conseil. De plus, les pièces de stockage sont très propres. Des chariots sont mis à notre disposition pour le chargement et le déchargement l’entreprise vend également des cartons de toute sorte parmi lesquels certains sont spécialement conçus pour le stockage de vêtements. Le prix de la prestation est bas. Le système de sécurité est également un point fort et important dans ma situation. Dans un an, les travaux de ma maison seront achevés. Grâce à la flexibilité du contrat le délai de résiliation d’une location garde-meuble pour particulier n’est en général que de deux semaines. C’est vraiment une solution pratique et facile !". Le plus souvent, ces sociétés de self-stockage proposent aussi une solution de transport à travers un réseau de partenaires sélectionnés, sociétés de déménagement et de location de véhicules utilitaires aux tarifs compétitifs.

Les solutions adaptées à chaque cas ne manquent donc pas et le débarras, grâce à des systèmes modernes et à des entreprises dont le professionnalisme est la meilleure des garanties, n’est plus le casse-tête auquel étaient confrontés par le passé les héritiers et les notaires.

Cet article a été publié dans la Revue des Notaires n°49

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