Cybersécurité : le Journal du Village des Notaires vous donne les clés pour gérer au mieux le risque numérique.

« La cybersécurité doit être l’affaire de tous » [1]. Les pratiques cyber malveillantes sont désormais courantes, et peuvent mettre à mal la réputation du professionnel et mettre en péril la survie des études. Sans compter les menaces pesant sur les données personnelles et autres informations confidentielles détenues ou créées par les offices… La Rédaction du Journal du Village des Notaires s’est mobilisée dans son numéro spécial « Cybersécurité des offices et gestion de risques » pour vous aider à gérer ce risque numérique.

L’une des particularités du notariat est de s’être très rapidement emparée des outils digitaux et des process dématérialisés. Forte d’une transition numérique amorcée depuis au moins une vingtaine d’année, la profession a réussi son virage numérique et continue d’avancer en la matière. Elle veille scrupuleusement à un développement éthique du numérique, en protégeant les droits, les données et, plus largement, les intérêts de ses clients.

Le Conseil Supérieur du Notariat a néanmoins récemment attiré l’attention des professionnels en raison d’une recrudescence des tentatives de fraudes, d’usurpation d’identité et de défigurations de sites internet visant spécifiquement les notaires.

L’exposition des notaires au risque cyber.

Les enjeux d’une gouvernance de l’information soucieuse de la cybersécurité se mesurent notamment sur le terrain du secret professionnel. Mais en réalité, les impacts sont multiples : sur le fonctionnement (capacité de l’étude à réaliser les prestations attendues) ; impacts humains (menaces ou mise en danger d’une personne, perte de confiance des collaborateurs et salariés, etc.) ; impacts juridiques (engagement de la responsabilité, obligations de notification) et financiers (perte de chiffre d’affaires, dépenses liées au rachat d’équipements, à la restauration des données, aux frais d’expertise et autres « pénalités »), sans oublier, bien sûr, l’impact sur la réputation du praticien. La cybersécurité s’avère, à tous ces égards, être un levier de la pérennité de l’activité des offices.

Le risque zéro n’existe pas, mais il faut être en mesure de démontrer que tout à été fait pour limiter le risque autant que possible, le système assurantiel intervenant pour couvrir les risques résiduels. C’est à la fois se mobiliser pour la promotion des valeurs de la profession et répondre à un enjeu plus global : « qu’on le veuille ou non, la cybersécurité est devenue un enjeu sociétal » [2].

Retrouvez ici l’inégalité de l’article Les offices notariaux sont-ils exposés au risque cyber ?, JVN 86, p.6

Développer sa cyberrésilience.

Malheureusement, la probabilité de se faire attaquer et pirater est tellement élevée que la question n’est plus seulement d’organiser la prévention, mais également de minimiser l’impact d’un piratage réussi. Pour cela, il faut réagir vite, de la bonne manière, et pourvoir assurer la continuité de l’activité en dépit de l’incident cyber.

Jordan Belgrave vous donne des clés pour appréhender les différentes dynamiques : Développer sa résilience face aux crises cyber, JVN 86, p.10

Pour gérer la crise cyber, il faut avoir préparé un plan d’action, la communication faisant partie intégrante de la gestion de crise. Quels sont les enjeux et les dynamiques d’une communication de crise cyber ? La Rédaction du Journal du Village des Notaires s’est entretenue avec Emmanuelle Hervé, experte de la gestion de crise et de la communication de crise, afin qu’elle vous livre quelques conseils. Les voici : Cyberattaque : faut-il dire ou ne pas dire ?, JVN 86, p.28.

Infographie - Hygiène numérique et bonnes pratiques.

En complément, nous vous proposons ci-dessous une infographie présentant une synthèse des bonnes pratiques d’hygiène numérique à adopter :

Rédaction du Village des Notaires


Notes

[1Edito de Cédric Blanchet, Journal du Village des Notaires n°86

[2CLUSIF-OSSIR, janv. 2020, Livre blanc, La cybersécurité à l’usage des dirigeants »

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