Conjoncture immobilière au 2ème trimestre : l’embellie de l’activité sera-t-elle durable ?

Au 2ème trimestre 2015, les ventes de logements ont repris en Ile-de-France. Ce rebond de l’activité permet au 1er semestre 2015 de s’achever sur un rythme nettement plus dynamique que l’an dernier, dans un marché plus fluide grâce au niveau des taux d’intérêt et à des négociations plus faciles entre acquéreurs et vendeurs.
En effet, les prix ont continué de s’éroder lentement au 2ème trimestre. Mais cette amélioration de l’activité, qui s’est prolongée dans l’été, s’accompagne désormais de quelques tensions sur les prix qui viendraient gommer l’érosion des valeurs de ce début d’année.
Les fragilités du marché perdurent donc et laissent des perspectives incertaines.

Net rebond des ventes

L’amélioration du 2ème trimestre a plus que compensé un début d’année maussade

Encore figé en ce début d’année, le marché a retrouvé du dynamisme au printemps 2015. Dans l’ancien, au 2ème trimestre 2015, environ 37 300 logements ont été vendus, en hausse de 20% par rapport au 2ème trimestre 2014.
Cette progression des ventes de logements anciens permet de retrouver un volume de ventes proche de ce que l’on enregistrait en moyenne dans ces dix dernières années (+3%) mais encore sensiblement en dessous (-11%) des ventes constatées pendant la période de haute activité du marché.
Le rebond, très généralisé, s’étend à tous les secteurs géographiques et il bénéficie aussi bien aux appartements qu’aux maisons.
Au final, et malgré un 1er trimestre médiocre, le bilan du 1er semestre 2015 est bien orienté, avec une amélioration du nombre de ventes de 9% représentant 5 400 ventes de logements supplémentaires en Ile-de-France dans l’ancien par rapport au 1er semestre 2014.

L’offre et la demande se sont rencontrées plus facilement dans un contexte de taux d’intérêt historiquement faibles

Le printemps 2015 a été favorable à l’activité. Le marché a retrouvé de la fluidité grâce à un faisceau de facteurs favorables. Après 3 ans de baisse modérée et continue des prix, les acteurs du marché n’attendent plus d’effondrement des valeurs. Ils ont donc rouvert les négociations, dans un climat plus serein.
D’un côté, les acquéreurs indécis, motivés par le niveau exceptionnellement bas du taux des crédits à l’habitat et des anticipations de hausses, se sont mobilisés pour réaliser rapidement leur acquisition. D’un autre côté, certains vendeurs, restés jusqu’à présent campés sur leur position, ont accepté les baisses de prix. Par ailleurs, si les investisseurs se sont mobilisés dans le neuf, ils restent absents du marché de l’ancien. Il est à craindre que la mise en place de l’encadrement des loyers à Paris renforce leur démobilisation.

Une interruption de la tendance baissière des prix dans les prochains mois ?

Prolongation de l’érosion des prix au 2ème trimestre 2015

Au 2ème trimestre 2015, la baisse des prix s’est prolongée à un rythme toujours assez modéré. En Ile-de-France, le prix des appartements anciens a reculé de 0,6% par rapport au 1er trimestre 2015 et de 3% en un an. Le recul des prix le plus marqué s’observe pour les appartements en Grande Couronne (-0,8% en 3 mois et -3,6% en un an).
Dans Paris, le prix de vente au mètre carré ressort à 7 880 euros le mètre carré. La baisse très modérée des prix dans la capitale du 1er au 2ème trimestre 2015 (-0,4%) laisse encore un repli qui atteint 3,1% en un an.
Il fallait débourser 288 100 euros au 2ème trimestre 2015 dans notre région pour devenir propriétaire d’une maison, soit 1,9% de moins qu’il y a un an.

Un mouvement inverse s’amorcerait ensuite, gommant tout ou partie de la baisse de ces derniers mois.

D’après les indicateurs avancés sur les avant-contrats, le léger mouvement de reprise attendu pendant l’été se prolongerait les mois suivants. Dans Paris, le prix au mètre carré repasserait au-dessus de la barre symbolique des 8 000 euros le mètre carré en octobre 2015, annulant la baisse enregistrée depuis le début de l’année. Pour les appartements en Petite Couronne, les prix augmenteraient de 1,5% en 3 mois et ils retrouveraient leur niveau d’il y a un an. Pour les maisons en Ile-de-France, on attend un prix unitaire de 293 400 euros en octobre, soit – 0,6% en un an.

Rédaction du Village des notaires

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