Associations et fondations : créez votre site internet. Par Sarah-Louise Gervais

Au travers des deux derniers volets d’une série sur l’action éthique et internet (Le don en ligne, JVN°28 et s’informer sur les fondations et les associations grâce à internet, JVN 30), nous avons pu mesurer à quel point il était devenu crucial pour les associations et les fondations d’être présentes et visibles sur le réseau afin d’être clairement identifiées par leurs partenaires, notaires, bénévoles, donateurs... Toutefois, au-delà du principe, de nombreuses structures repoussent la création de leur site par peur de se heurter à des questions trop techniques. Aujourd’hui, il est pourtant possible de développer sa présence sur internet sans être un professionnel du numérique ou une organisation dotée d’un budget conséquent.

Le choix du nom de domaine

En premier lieu, il conviendra de choisir un nom de domaine. La règle d’attribution est celle du "premier arrivé - premier servi". Si l’idéal est bien sûr de réserver un nom de domaine identique à celui de l’association ou de la fondation, celui-ci n’est pas toujours disponible face à l’encombrement des demandes. De plus en plus de structures optent alors pour des slogans, comme par exemple "agirpour….fr". N’importe quel terme peut être choisi, sous réserve de quelques exceptions comme les termes contraires à l’ordre public ou qui porteraient atteinte au droit de la concurrence. Le nom de domaine ne confère pas de droit de propriété intellectuelle à son titulaire. Pour plus de renseignements, il est possible de consulter le site de l’Association Française pour le Nommage Internet en Coopération (AFNIC) ou les registres de WHOIS, sorte de carte d’identité des noms de domaine qui permettent de savoir qui détient un nom de domaine et jusqu’à quelle date. La consultation de ces registres peut d’ailleurs s’avérer utile aux partenaires des associations, tels que les notaires, afin de vérifier qui est réellement à l’origine du site.

Le choix de l’extension

Depuis le 6 décembre 2011, c’est-à-dire depuis l’ouverture à l’Europe des extensions françaises, il n’est plus possible de réserver un nom de domaine sous les zones de nommages .asso.fr ou encore .asso.re. (article 9.7 de la Charte AFNIC). Toutefois des mesures transitoires ont été mises en place de façon à ce que les associations qui avaient déjà réservé un tel nom puisse le conserver et le renouveler. Il est vrai que la multiplication des extensions et sous extensions contribuait à brouiller la visibilité des sites auprès des partenaires des associations et fondations, tels que les notaires, puisque l’extension n’offrait pas de réelle garantie quant à l’origine de la structure. Il convient donc désormais de choisir une extension classique et de faire apparaître la forme associative clairement sur la page d’accueil.

Le choix du site

Lorsque l’on n’a aucune connaissance en informatique et un budget limité, être présent sur internet peut sembler difficile. Pourtant aujourd’hui de nombreuses solutions démocratisent la création d’un site. Pour les plus petites associations et fondations, qui souhaitent uniquement communiquer sur leur actualité, il est intéressant d’opter pour un blog. En complément, il leur sera loisible de renvoyer vers un site de don en ligne (voir JVN n°28). Une solution intermédiaire peut être d’avoir recours à une plateforme permettant de créer un site clé en main. Celles-ci sont généralement très intuitives et mettent à la dispositions des associations et des fondations une boîte à outil basique mais efficace : site internet, boîte mail, newsletter…. Seul inconvénient, les présentations sont souvent assez standard et ne permettent pas de créer un site original. Enfin, pour les associations qui disposent d’un budget communication, il est possible de faire appel à des prestataires extérieurs pour créer un site entièrement sur mesure.

La création d’un site internet est donc devenue une étape accessible même aux plus petites associations et fondations. Elle ne doit pas être négligée sous peine de se priver de nombre de partenaires potentiels, donateurs, notaires, bénévoles…


Cet article a été publié dans le numéro 32 du Journal du Village des Notaires

Sarah-Louise Gervais
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